| Auteur de l'oeuvre : |
Doyen Gabriel-François (peintre)
|
| Références de publications : |
GARGUELLE-HEBERT Cécile, Revue de l'Histoire de Versailles et des Yvelines, Des restaurations et des découvertes autour de la peinture dans les Yvelines, tome 97, octobre 2015.
|
| Catégorie technique : |
peinture
|
| Commune forme index : |
Mesnil-Saint-Denis (Le)
|
| Copyright : |
© Monuments historiques
|
| Dénomination : |
tableau
|
| Description : |
Tableau encadré par un fragment de retable en bois peint faux marbre.
|
| Dimensions : |
h = 240 ; la = 136
|
| Date de la derniere mise a jour : |
2024-06-27
|
| Date de création de la notice : |
2017-09-18
|
| Domaine : |
Peinture
|
| Date et typologie de la protection : |
1982/11/03 : inscrit au titre objet
|
| Etat : |
oeuvre restaurée
|
| Cadre de l'étude : |
liste objets inscrits MH
|
| Historique : |
Ce tableau aurait été donné à l'église en 1747 par Charles de Selle, seigneur des lieux à partir de 1737, qui occupa les fonctions d'avocat au Parlement de Paris, de conseiller du roi, puis de commissaire aux requêtes du palais. Ceci exclut donc une attribution à Jean-Simon Berthélémy, né seulement en 1743. Visible sur le mur de la nef dans son fragment de retable en bois peint et doré, ce tableau était à l'origine associé à l'autel majeur, dédié au saint patron de l'église, inauguré le 8 décembre 1747, dans le même temps que les lambris du choeur, le tabernacle, la gloire, les pilastres et le cadre du tableau. D'après les registres paroissiaux, ce dernier est l'oeuvre du Vieux Dumas, menuisier, et du Vieux Slosse, doreur et marbrier, l'un et l'autre des menus plaisirs de sa Majesté. Ce tableau était considéré, jusqu'à sa récente restauration, comme une copie de qualité d'un élève de Carle Van Loo, d'après la toile signée du maître et exécutée en 1741 pour l'autel droit du choeur des Frères de la Chartreuse de Champmol (Bourgogne), aujourd'hui conservée au musée des Beaux Arts de Dijon. Il est aujourd'hui attribué au peintre Gabriel-François Doyen (1726-1806), élève de Carle Van Loo. Agréé à l'Académie en 1758, Doyen devient un peintre d'histoire reconnu, qui reçoit d'importantes commandes, comme notamment, à la mort de son maître en 1765, la décoration de la chapelle Saint-Grégoire de l'église Saint-Louis des Invalides, ou encore pour l'église Saint-Roch à Paris, le Miracle des Ardents, sa toile sans doute la plus célèbre.
|
| Inscription : |
signature
|
| Liens externes : |
'javascript:
|
| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM78001697&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
|
| Matériaux : |
toile (support) : peinture à l'huile
|
| Observations : |
Fiche CAOA manquante à la MPP. Se renseigner auprès de la Conservation des antiquités et des objets d'art.
|
| Précision sur_l'état : |
Restauration en 2014 et en 2015.
|
| Précision sur l'inscription : |
Signature (dans la manche de saint Denis) : F DOYEN.
|
| Précision_sur la representation : |
Le peintre Gabriel-François Doyen n'hésite pas ici à prendre des libertés par rapport à la peinture originale de son maître Carle Van Loo, dont il s'inspire. En effet, saint Denis, premier évêque de Paris est figuré dans un cadrage resserré, qui laisse moins de place aux personnages secondaires mais qui accentue l'intensité de la composition. Le saint, dont la chaîne autour du cou a également disparu, est amené au gouverneur romain Sisinnius (devenu barbu dans cette version) par un seul soldat. La mitre et la crosse ont été retirées du décor. Et, si les deux fidèles compagnons de saint Denis (Eleuthère et Rustique) assistent bien à la scène, seul l'un d'eux est vraiment mis en lumière par le biais du personnage agenouillé au premier plan. En revanche, la composition reprend le décor architecturé et adopte également un format cintré. La restauration de la couche picturale a révélé également plusieurs repentirs, synonymes des nombreux changements opérés par Doyen dans sa composition initiale, peut-être à la demande ou sur les conseils de son maître. Ainsi, un personnage masculin de profil (soldat casqué ?) a été remplacé par une colonne, dans l'ombre de la partie supérieure gauche du tableau et le positionnement du casque du soldat au centre de l'oeuvre a été modifié. Le nettoyage de la partie supérieure a permis de mettre en évidence le dessin préparatoire et la technique mise en oeuvre par Doyen. Ce dernier sculpte la matière picturale pour donner du relief au dessin tout en gardant une certaine légèreté, réservant les empâtements principalement aux blancs des nuages, aux drapés et aux effets de lumière. Enfin, la finesse du personnage féminin au premier plan contraste avec la force, qui se dégage du personnage agenouillé, dont on ne voit pourtant que les deux mains enchaînées. Ces éléments, associés à la délicatesse des coloris employés et au souci du détail, dont témoignent le traitement du vêtement du saint, mais aussi l'arrangement savant des drapés, confirment la dextérité du peintre.
|
| Typologie de la protection : |
inscrit au titre objet
|
| Renvoi vers notice Palissy ou Merimée : |
IM78000763
|
| Indexation iconographique normalisée : |
décollation de saint Denis : soldat
|
| Siecle de création : |
milieu 18e siècle
|
| Sources d'archives et bases de donnees de reference : |
Base des objets mobiliers des Yvelines, archives départementales, janvier 2017, n°2782 ; Notice de l'Inventaire rédigée par Chantal Waltisperger en 1990.
|
| Statut juridique du propriétaire : |
propriété de la commune
|
| Titre iconographique : |
Martyre de saint Denis
|
| Commune forme editoriale : |
Le Mesnil-Saint-Denis
|
| Typologie du dossier : |
dossier individuel
|